[PGW 2014] preview : Until Dawn (PS4)

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Naïvement et sans avoir conscience de ce que c’était vraiment, j’ai été charmé de loin par ce jeu dans un coin désert du stand Playstation qui utilisait plutôt bien les mécaniques de la manette PS4. Ce jeu, c’était Until Dawn, et après un écran d’accueil plutôt joli, j’ai compris mon erreur de jugement. La démo démarre, on apprend qu’un groupe de huit amis ont été séparés à cause d’un tueur dans un coin perdu qui s’en prend à eux pendant une longue nuit. C’est ainsi qu’une longue agonie de 15 minutes commença à travers une création aux quelques bonnes idées gâchées par une aventure interactive d’un gameplay parfois approximatif et, d’une influence assumée à l’extrême des pires teen movies d’horreur de ces 10 dernières années.

Histoire de vous mettre dans l’ambiance, voici le trailer:

Pourtant Playstation commençait si bien : Mortal Kombat X, Bloodborne et même The Order: 1886… Tout paraissait nouveau, beau et même si pas toujours très bon, original et avec un certain charme. Ici vous ne trouverez qu’une montagne de clichés et de bêtise à vomir se prenant trop au sérieux. Au début de la démonstration, j’étais très intrigué et m’attendais à quelque chose de vraiment prenant et angoissant avec, par exemple, l’exploitation du capteur de la manette pour orienter la lampe torche afin de se repérer dans cette cave sombre qui est le point de départ de la démonstration. Au final je n’ai eu droit qu’à une overdose de cinématiques de dialogue mal écrites entre deux personnages clichés d’adolescents aux dialogues assommants et absurdes de ridicule, avec, en plus, un level design linéaire aux énigmes d’une facilité déconcertante et dont l’utilité est discutable.

"OH CHRIS REGARDE UN CHEVAL EN BOIS AU MON DIEU !"

« OH CHRIS REGARDE UN CHEVAL EN BOIS ÔH MON DIEU ! »

Pour vous donner une idée, voilà comment se sont composées mes premières minutes de jeu : Des pleurs, des gros plan sur les fesses d’une adolescente cliché, une énigme et un jumpscare. Voilà mes 3 premières minutes de jeu. Maintenant, étalez ça sur 15 minutes, ajoutez un scénario de slasher pour adolescents simplets, une scène copiée d’un film Saw ainsi qu’une déclaration d’amour pour obtenir un cocktail immonde qui vous restera en bouche si vous êtes du genre têtu. Oh, et si vous voulez un jeu qui fait peur autrement qu’avec des jumpscares (qu’on voit d’ailleurs arriver à 8 kilomètres), passez votre chemin, les jérémiades des protagonistes font oublier la pression de l’environnement dès les premières minutes de jeu et rapidement, vous finirez à vouloir que votre personnages croise le grand méchant pour faire cesser ces « Oh non Chris mais qu’est-ce qu’on va faire ?! C’est horrible Ahlahlah bla bla j’ai peur bla… » à répétition.

Des archétypes d'ados dans une maison isolée de nuit avec un serial killer dans le coin et qui utilisent un Ouija, original n'est-ce pas ?

Des archétypes d’ados dans une maison isolée de nuit avec un serial killer dans le coin et qui utilisent un Ouija, original n’est-ce pas ?

Bon, il y a quand même quelques points potentiellement bons: Tout d’abord vous pouvez orienter tout un tas de choses via la technologie Sixaxis de reconnaissance de mouvements du DualShock 4 comme la lampe torche du personnage ou les objets que vous trouvez. Graphiquement parlant, Until Dawn n’est pas merveilleux et n’a pas une direction artistique grandiose mais le jeu tourne bien et est clairement beau. Finalement, pendant la démonstration, des choix étaient imposés au joueur comme choisir le chemin à prendre ou quel personnage épargner. Ces décisions devraient permettre de proposer une rejouabilité décente au titre avec de multiples fins.

Voilà la scène littéralement volée à Saw : Ce cher Chris doit choisir qui des deux personnages va mourir sous les ordres de la voix modifiée du ravisseur.

Voilà la scène littéralement volée à Saw : Ce cher Chris doit choisir qui des deux personnages va mourir sous les ordres de la voix modifiée du ravisseur.

Avec un peu de chance, Until Dawn, ce mélange entre Heavy Rain et L.A. Noire mené par des développeurs pas franchement bien réputés pourrait être bon si le jeu a un petit plus de fond et une meilleure écriture. Le gameplay, même si parfois pas franchement bien calibré (mettons ça sur le fait que le jeu n’est pas terminé), est plein de bonnes idées et il serait dommage de gâcher un concept de jeu narratif avec autant de potentiel qui semble étouffer sous un énorme cahier des charges.

Jeune graphiste/infographiste, game maker et passionné des jeux à la première personne. Rejoignez moi sur Twitter ! @Keranouille

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