Outlast: Le test de Keranouille

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Après une longue attente depuis l’E3 et l’annonce de ce survival horror, le voilà enfin : Outlast. Développé par des anciens de la scène vidéo ludique regroupé sous le nom de Red Barrel, ce jeu fut annoncé par certains journalistes comme une perle du jeu d’horreur PC et indépendant en plus ! Je vous retrouve donc aujourd’hui pour répondre à vos interrogations : « C’est aussi bien que dans le trailer ? » « Je dois l’acheter maintenant tout de suite ? » « C’est pas une transition un peu nulle pour commencer ton test ? » Et je réponds oui à cette dernière question.

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Non monsieur, je ne veux pas vos prospectus mais calmez-vous bon Dieu!

Pour ceux qui ne se sont même pas renseignés (OH!) je vous mets dans le contexte : Vous êtes un journaliste indépendant portant le doux nom de Miles Upshur, un petiot attiré par les scandales, l’argent et la tome de Savoie. En conséquence vous vous rendez dans un asile rouvert il y a peu par une compagnie peu scrupuleuse que vous soupçonnez de magouiller dans cet asile. C’est alors que vous et votre petite caméra à vue infrarouge allez affronter cet asile et ses occupants, bien plus agressifs que ce que vous pensiez, beaucoup plus.

Le jeu est donc (en exagérant un peu) un mélange entre Amnesia, des éléments de parkour et du film REC. Tout cela fonctionne très bien, la vision nocturne de la caméra est géniale et même mieux que dans le trailer. Elle requiert des piles pour avoir une bonne visibilité dans le noir mais ces dernières sont assez nombreuses dans le jeu. La caméra vous permettra aussi de faire prendre des notes par notre personnage en filmant un élément ou un événement spécifique.

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« Infirmière je veux mes Oréos bordel de couilles! »

L’aspect « parkour » du jeu est intuitif et ajoute un dynamisme au gameplay donnant lieu à des phases de jeu très tendus particulièrement plaisantes (enfin dans l’aspect horreur hein !). Ce système nous poussera parfois à scruter notre environnement pour chercher un chemin dans lequel passer comme un ninja. Parlons-en d’ailleurs de l’environnement !

Premier constat lorsque vous débarquerez en jeu : c’est beau. Autant que dans le trailer et très fluide. Des textures jusqu’aux éclairages en passant par les animations, tout est parfaitement géré et ça fait plaisir, surtout quand on aime les jeux d’horreurs et que tout ce qu’on a a se mettre sous la dent, ce sont des petits jeux Unity de creepypasta moches et plutôt nuls. Après ce tacle autant justifié que de faire passer des pubs Sodébo de 20 sec sur Youtube, on va parler de l’aspect survival horror qui vous fais tant frétiller.

Allons-y franco : c’est un bon jeu d’horreur, on a des frissons, la pression, on a parfois pas forcément envie d’avancer dans le noir, le pari est réussi. Pour autant, le jeu a des défauts. Tout d’abord l’ambiance n’est pas aussi lourde que je l’espérais. Je m’attendais à des sueurs froides comme dans Amnesia mais ce sont des jeux en fait très différents: Amnesia est un jeu d’horreur d’ambiance tandis que cet aspect n’est pas suffisamment appuyé dans Outlast à mon goût. La peur dans ce dernier repose plus sur des sursauts et les poursuites des nombreux ennemis dans le jeu. En effet, en 5heures de jeu (le temps a peut prêt normal pour le terminer) j’ai vu plus d’apparitions hostiles que dans tout le premier Amnesia, qui dure plus longtemps. Ces multiples apparitions rendent le gameplay moins contemplatif et moins oppressant sans jamais pour autant qu’il devienne barbant. Le jeu nous laisse beaucoup trop le temps de nous habituer aux ennemis à mon sens et à leur comportement mais le level design bien pensé permettra de varier les « plaisirs ».

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Voici José, il aime beaucoup montrer ses dents depuis son détartrage.

On peut donc dire que malgré ses qualités rafraîchissantes comme la fluidité des déplacements, ce jeu ne sera pas le messie du jeu d’horreur que j’attendais. Pour autant, ne vous en privez pas, le jeu ne coûte que 20€ et, pour une qualité pareille, l’ignorer serait comme cracher sur un billet de 10€ par terre dans la rue ou encore aimer une pub pour du kiri avec Cindy Sander (plus ou moins vendre son âme au diable donc). Par contre si votre budget ne vous permet qu’un achat de jeu dans le prochain mois, attendez la sortie de Amnesia – « A machine for pigs » le 9 Septembre pour faire votre choix.

Vous pouvez vous le procurer ici, bisous.

Bon

A la prochaine, je vous aimes… Je crois.

Jeune graphiste/infographiste, game maker et passionné des jeux à la première personne. Rejoignez moi sur Twitter ! @Keranouille

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